Le témoignage de Néguine, major à Toulouse en 2019!

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C’est Néguine qui se prête au jeu du témoignage aujourd’hui. Elle est élève en droit pénal à l’école des avocate de Toulouse après avoir réussi l’examen d’entrée en 2019. Elle a un parcours étudiant classique puis décide de vivre diverses expériences professionnelles très enrichissantes à l’étranger, avant de revenir passer le Barreau en France.

Entre dessin et droit, j’ai vite tranché !

Suite à l’obtention de mon Baccalauréat Économique et Social, j’ai hésité entre des études d’art et un parcours en droit.
Le dessin et la peinture font partie de mon quotidien depuis que je suis petite, et j’ai toujours rêvé d’en faire ma profession. J’ai pourtant dû trancher, et vite : la balance a finalement penché vers le droit, et ce, car je savais qu’au bout il y avait la profession d’avocat.
Après avoir validé ma licence en droit, j’ai rejoins un Master en droit international et européen, dont j’ai validé la première année en Angleterre.

Après diverses expériences professionnelles, j’ai ressenti le besoin de revenir en France passer le Barreau !

Je n’ai pas voulu me lancer tout de suite dans la préparation du barreau ; à la fin de mes études, j’ai participé au Concours des droits de l’Homme René Cassin en tant que plaideuse.
J’ai ensuite eu l’occasion de faire plusieurs stages et de travailler à l’étranger auprès d’ONG spécialisées dans la défense des droits de l’Homme.
Enfin, j’ai travaillé pendant un peu plus d’un an comme humanitaire dans des camps de réfugiés en Grèce dans le cadre d’un programme d’accompagnement et de protection des victimes de violences basées sur le genre.
Ces expériences ont été très enrichissantes, mais je sentais tout de même un manque, j’avais l’impression de ne pas pouvoir me rendre entièrement utile ; c’était donc le bon moment pour revenir en France et préparer le barreau.

Pour ce qui est des révisions, je m’y suis mise très tôt, dès la rentrée, consciente de tout ce que je devais rattraper en termes de connaissances et de méthodologie. Je m’exerçais énormément en conditions d’examen, à l’aide des cas proposés par l’I.E.J et des annales disponibles à la bibliothèque et en ligne. J’établissais un programme chaque semaine afin d’agencer les exercices et les séances de correction à l’I.E.J. Je travaillais les écrits les jours de la semaine et les week-end je bossais petit à petit les libertés fondamentales et l’actualité.
Je faisais en général 9h00 – 12h00 et 14h00 – 18h30 la semaine, et j’allégeais quelque peu le week-end. Toutes les deux semaines, je dédiais une journée à la note de synthèse, étant donné qu’on ne sort de cette épreuve qu’à moitié vivant.

Mes conseils lecture pour le Grand oral

Concernant les libertés fondamentales, je vous conseille trois bouquins qui m’ont énormément aidé : Droits Fondamentaux et Libertés Publiques de Xavier BIOY, Les Grands Arrêts du Droit des Libertés Fondamentales, également de Xavier BIOY (entre autres), ainsi que Libertés Publiques de Roseline LETTERON (la version électronique coûte huit euros). Je les trouve très clairs et complets, ce qui facilite l’apprentissage de la matière, qui est très riche. Ils sont normalement disponibles dans les bibliothèques universitaires, et pour certains en version électronique accessible via l’espace étudiant. Je les lisais petit à petit et dressais des fiches thématiques, liberté par liberté, en laissant au dos de l’espace pour y inscrire de la jurisprudence et des éléments d’actualité. Pour rester à jour, je m’appuyais en grande partie sur les sites Dalloz-actualité et Libertés, Libertés Chéries, en plus des sites généraux d’actualité et autres journaux papiers, que je passais en revue à la fin de chaque semaine.

Le Grand Oral peut faire peur, c’est pour cela que je vous encourage à participer aux oraux blancs proposés par l’I.E.J et à assister à ceux de vos camarades ; c’est un exercice essentiel qui vous permettra de relativiser, d’appréhender les sujets qui pourraient tomber lors l’examen final et d’anticiper certaines questions du jury. Il permet surtout de désacraliser l’épreuve.

J’ai repris les révisions en libertés fondamentales dès la fin des écrits, en m’exerçant notamment sur des questions d’actualité ou des thèmes faisant l’objet d’un débat. C’était le moment le plus difficile pour moi, il fallait tenir et ne pas ralentir le rythme. C’est à ce moment-là qu’il faut tout donner pour ne pas lâcher moralement, car au final, c’est tout ou rien. 

Ne jamais baisser les bras !

La préparation de l’examen d’entrée au C.R.F.P.A est un travail de longue haleine qui nécessite de ne jamais baisser les bras. Il n’est pas, à mon avis, nécessaire d’avoir fait un Master spécialisé ou de s’y prendre tout de suite après son diplôme pour réussir l’examen. J’avoue m’être sentie, avec mon Master en droit international et européen, un peu perdue au début de la formation ; d’autant plus que mes derniers cours en droit pénal et droit des obligations remontaient…à la licence. J’ai pourtant réussi l’examen, et suis sortie major.

Un travail régulier et acharné est la clé de la réussite. Mais il faut aussi savoir s’arrêter assez tôt, prendre le temps de souffler, d’oublier l’examen pendant quelques heures, voire quelque jours, pour y revenir avec plus de force. Les soirées entre amis, la musique et la peinture m’ont essentiellement permis de tenir durant cette longue et épineuse épreuve. Alors si la profession vous fait rêver, mettez vos doutes de côté et lancez-vous.

Néguine

Merci beaucoup Néguine pour ce témoignage et bravo pour la réussite brillante du CRFPA à Toulouse!

Si vous souhaitez également témoigner au sujet de votre admission à l’école des avocats (par la voie classique, universitaire ou professionnelle) ou si au contraire, vous souhaitez apporter une expérience positive suite à un ou plusieurs échecs au CRFPA, vous pouvez envoyer un mail à aurore@commeunavocat.fr !

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